L’Abbé Volant, Mr L’Abbé Robert Simon.

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A la mémoire de Monsieur l’Abbé Simon et de Monsieur Gérard Grignon (Champion de France de Plongeon)

L’Abbé Robert Simon a plongé 110 fois d’une hauteur de 35 mètres, lors de manifestations exceptionnelles organisées afin de récolter des fonds pour construire des maisons pour les ouvriers. L’Abbé est accompagné de plusieurs champions de France de plongeon : Gérard Grignon, Jacky Deschouwer, Didier Le Metayer et Philippe Ruelle.

Le film a obtenu à l’unanimité du jury  le 7 d’Or du Festival International du Film d’Aventure Vécue de “La Plagne 1983”

Réalisation: Philippe Lallet   

philippelallet@gmail.com

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Image : Philippe Lallet, Pierre Isnardon, Dominique Baudoin, Imbert Fischer

Son : Michel Viollet
Montage : Marie-Line Laboiry

Réalisation : Philippe Lallet

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7 d’Or au Festival International du Film d’Aventure Vécue “La Plagne 1983”

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L’abbé Simon dit “l’abbé volant” –

L’abbé volant,
un prêtre franc-comtois
plongeur de haut vol et créateur de cette discipline
pour qui je garde un merveilleux souvenir, et une grande admiration.

C’est l’histoire d’un homme d’Eglise au grand coeur, un temps prêtre dans un village tout près de chez moi.
L’Abbé Robert SIMON dit “Abbé volant” est né le 23 Juin 1913 à Roulans (Doubs). Son père, mort à la guerre en 1917, il est élevé à Besançon, par sa mère, veuve, avec ses deux frères,
Après l’école primaire, il entre au petit séminaire. Ensuite il fait
ses études de philosophie à Faverney (Haute Saône). Il revient au grand séminaire de Besançon en 1933. En 1934, il fait son service militaire et le 29 Juin 1938, il est ordonné prêtre.
Il est nommé à Besançon-Battant en qualité de vicaire à l’église Ste Madeleine, paroisse du quartier le plus populaire de la ville.
Mobilisé, en Septembre 1939, il rejoint le 16ème bataillon de chars de combat basé en Alsace. A l’Armistice, il sera démobilisé.
Après un passage à Marseille, il retourne vicaire à l’église Ste Madeleine de Besançon ets’occupe des jeunes du quartier.
Le 15 Août 1944, il est nommé Curé dans le village de Saône (Doubs). Là l’église n’est pas en très bon état, il décide d’organiser une kermesse pour récolter les fonds nécessaires à sa restauration. Malheureusement les fonds récoltés ne sont pas suffisants.
Il faut de l’argent à tout prix. C’est ainsi qu’il décide de plonger, sans avoir appris, sans préparation, sans organisation, à une époque où les prêtres en soutane, n’avaient pas le droit de se produire en public, de s’arrêter dans un café encore moins de se montrer en maillot de bains. Il va voir Monseigneur Dubourg, et Monseigneur approuve…
Il plonge à Villers-le-Lac le 15 Août 1947, du haut d’une tour en bois montée au-dessus d’un rocher de 20 mètres……
« Sainte Thérèse, allez-y, je ne peux plus reculer…».
Et ce fut le grand plongeon, le « quitte ou double », la mort ou la réalisation d’audacieux projets. Ce fut un succès.

Il entreprit alors la série de 110 plongeons de 35 mètres, 42 mètres à Casablanca qui lui permirent de réparer son église, de construire des maisons avec des équipes bénévoles, de soulager des misères, de donner aux enfants de la paroisse des vacances à la mer. Il crée une colonie de vacances, un village de vacances.
Et Il plongea ainsi de 1947 à 1962.

A 50 ans, il réduit ses sauts et ses spectacles et s’installe à Ste Anne du Castellet (Var). Il s’occupe de la paroisse et crée un centre de plongeon de haut vol et le 03 Juillet 1983, il plonge de 17 mètres à Villers-le-Lac, dans le lac des Brenets, lieu de son premier exploit, il a 70 ans.
Pour mieux se consacrer aux équipes de jeunes plongeurs qu’il entraîne en mer, il a obtenu sa mutation à Ste Anne du Castelet (Var) où il résidera dès 1963 jusqu’au 14 Août 2000 (date de son décès). Durant toute cette période, il est entouré de ses paroissiens nouveaux et anciens qui viennent chaque année en grand nombre lui rendre visite raviver les bons souvenirs. Et Ste Anne est devenue le lieu de rassemblement de tous ses nombreux amis reconnaissants de Franche-Comté, de tous les coins de France et d’ailleurs.
Les médias, presse écrite et TV, ne l’oublient pas. Il est toujours sollicité.
Pour expliquer son incroyable réussite (110 plongeons de plus de 30 mètres de haut) l’Abbé SIMON, modeste, se disait servi par la chance, la Providence. Sa force intérieure
“la petite Ste Thérèse et la prière”
disait-il, les lui donnaient et l’aidaient dans ses plongeons.
Ses accidents de simples égratignures.
Il incarnait les vertus que l’on recherche dans l’Eglise, l’amour, la charité, l’humilité. Son regard était d’une grande douceur. Il était d’une simplicité extrême, toujours souriant et s’émerveillait de tout.
(Pays comtois)
(M° Serge Pautot)

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